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Publié le 28 août 2026

Canton de Genève

Genève est le premier canton de Suisse à avoir plafonné les locations répétées de courte durée à 90 jours par an.

Genève

Pourquoi le Canton de Genève est-il devenu actif ?

Grâce aux nombreuses organisations internationales présentes sur son territoire et à la vigueur de son économie, le canton de Genève a connu une forte croissance ces dernières années. Le marché du logement est cependant resté à la traîne, ce qui a engendré une situation de pénurie. Celle-ci est aggravée par les locations de courte durée, principalement utilisées par des voyageurs en quête d’un logement temporaire, dans un but professionnel ou touristique.

Quelles sont les mesures prises par le canton?

Les circonstances auxquelles le canton de Genève est confronté ont été évoquées à plusieurs reprises dans les médias, et des interventions parlementaires ont été déposées à ce sujet. Le Conseil d’État a réagi en décidant de réglementer les locations de courte durée et a fait connaître cette réglementation par une campagne d’information soignée. Il s’est ainsi assuré que les personnes concernées soient au courant et les abus évités autant que possible.

Quels enseignements a-t-on tirés des mesures prises ?

L’expérience a montré qu’il est difficile de prouver les infractions à la règle des 90 jours, car les autorités ne disposent que de moyens limités aux fins de vérification. Elles misent donc davantage sur le contrôle social, via les informations provenant du voisinage, des gérants d’immeubles et de l’ASLOCA. Afin de faciliter les contrôles, le Canton de Genève mène des réflexions (dans le cadre d’un processus porté par le Département du territoire et le Département des institutions et du numérique) sur la mise en place d’un système de contrôle à travers une modification de l’article 4A du RDTR (limite des 90 jours: élargissement à tous les logements mis en location de courte durée à des fins d’hébergement, que ce soit au travers de plateformes en ligne ou non) et la systématisation du recours au registre de police (en application de l’art. 16 de la loi fédérale sur les étrangers et l'intégration - LEI).